LE SOCIOCONSTRUCTIVISME

 A l’instar de Piaget et du constructivisme, le socioconstructivisme est centré sur l’apprenant. C’est l’élève qui construit ses connaissances par l’intermédiaire de ses représentations et par le biais de l’expérimentation et de la découverte. De fait, cette approche de l’apprentissage est influencée par l’environnement social et culturel. Bien que la construction du savoir soit personnelle, celle-ci s’effectue dans un cadre social. Bruner (1915 - 2016) et Vygotski (1896 - 1934), deux penseurs du constructivisme, défendent l’idée que le développement intellectuel de l'enfant ne peut se concevoir sans les interactions sociales entre lui et son environnement.

Effectivement, l’individu n’est pas seul dans son apprentissage, il s’agit-là d’un travail de collaboration. Ces interactions sont construites par les échanges entre enseignants/élèves et d’élèves à élèves. Dès lors, l’objectif est d’amener les enfants à une certaine réflexion et de les guider afin qu’ils parviennent à élaborer un cheminement intellectuel cohérent. C’est de cette manière que se développera leur esprit de raisonnement. Pour se faire, l’enseignant se doit de les stimuler sans relâche, en leur posant des questions (oui?, non?, pourquoi?, comment?), en les confrontant à des problèmes, puis en leur transmettant les outils nécessaires permettant la résolution de ceux-ci. Le problème faisant office d’obstacle, celui-ci doit être certes complexe pour l’enfant, mais se doit dans le même temps d’être significatif. Au quotidien, cela permet aux enfants de surmonter les situations problèmes auxquels ils sont confrontés. L’enseignant, qui a le rôle de médiateur dans l’apprentissage de l’enfant, se doit d’adapter une certaine posture face aux erreurs naturellement effectuées par les enfants. Celle-ci doit être vue comme une avancée dans l’apprentissage, et se doit d’être valorisée dans le dessein d’amener l’élève à l’autocorrection. C’est à ce propos d’ailleurs, que le socioconstructivisme prône le fait qu’il n’y a pas d’apprentissage sans erreur : selon Vygotski, l’enfant s’autorégule. Il s’agit alors de trouver une solution de manière autonome et ce, par tâtonnement expérimental. Cette autonomie lui permettant d’évoluer à son rythme, valorise l’élève et son apprentissage grâce à la responsabilisation qu’il en retire. Ces efforts collectifs leurs permettent de développer différentes notions, telles que le partage, la cohésion et la coopération.  

En somme, la mise en activité des apprenants est indispensable quant à l’acquisition de nouvelles connaissances, celle-ci permettant aux enfants de développer leurs capacités d’apprentissage, d’analyse et de déduction. Bien qu’il existe d’autres démarches, le socioconstructivisme paraît être un angle pertinent en ce qui concerne l’apprentissage, et ne reste néanmoins qu’une vision de l’éducation, suscitant une mise en place spécifique de l’instruction.





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Commentaires

  1. WWaw ! mais quels articles intéressants !
    Et tellement bien résumés. Merci pour ces informations.

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